Jeudi 15 avril 2010 4 15 /04 /Avr /2010 09:34

Elle est revenue.

Je l'attendais depuis si longtemps.


Je n'éspérais plus te revoir, m'étais fait une raison parmi des miliers de ne plus éspérer.

Chaque jour ces pensées se sont enfuies petit à petit, se sont laissées porté par le torrent fougueux qui a fini par dévorer les derniers rochers de mon âme. J'y avais planté le drapeau de notre lune, celle dont les cratères me rappelaient la profondeur de tes yeux, Lola.


Tu es partie, par besoin de te trouver, de savoir ce qui se cachait sous la protection béton-armée de ton coeur. L'as-tu trouver ? Je te vois un peu fatiguée, ton trajet t'auras sans doute un peu épuisé. Venir jusqu'à moi t'a demandé du courage et une foi que je ne te soupsonnais pas.


Mon épaule est là, je suis ressorti des ossements pour t'enrouler dans mon drap de satin. Ma barbe et mes cheveux ont poussé, j'ai volé le long du vent chantant la complainte de ta disparition. J'y ai pris gout, cette errance a fini par devenir un credo, un moyen de vivre les choses pleinement. J'ai trouvé ma voix. C'était peut-être un passage obligé pour que toi et moi nous nous retrouvions face à nous même, réapprendre à se respecter et à être ce que nous sommes vraiment.

J'y ai pris gout mais le prisonnier ne s'attache-t-il pas à son bourreau quand il est confiné des années dans une cellule sans autre contact humain ? Je m'y suis fait sans arrêter de penser à toi.


Lola, laisse moi t'enlacer

te faire voyager sur mon dos,

nous ne ferons plus qu'un avec le vent,

bousculer les feuilles et chatouiller les vagues.

Par Azriel
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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 16:58
Nous nous sommes retrouvés hier soir. Après une semaine de prises de tête, de folie, d'espoir et de désespoir, sans que nous nous soyons vus. Tu m'as vu en face de toi, et tes yeux ont fait perler quelques larmes, de joie ? d'émotions ? Nous sommes enlacé pendant d'éternelles minutes, ni toi ni moi n'avons pu articuler un mot. L'instant était palpitant, tout me laissait croire que tu ne me lâcherais plus. Tes mains agrippées à ma sacoche comme pour me dire, je ne te laisse plus t'en aller.
Nous avons marché, mon bras sur ton épaule et le tien sur ma taille. Besoin de se rapprocher, encore et toujours plus.
Nous avons pris le tram, les yeux bloqués dans les yeux, nez contre nez, il n'y avait rien autre, personne, pas de paysage. J'ai quand même remarqué que nous étions arrivés à la bonne station par un détail, une vitrine de magasin peut-être bien. Mais nous aurions pu continuer tout le trajet du tram de cette manière. Le monde autour n'en valait pas la peine.

Nous nous sommes posés dans ce café, je t'ai offert les gants, et tu as remarqués que ce cadeau anodin révélait un autre présent. Ces boucles d'oreilles qui m'ont frappé au visage lorsque j'étais a Aix, tellement malade d'amour que je ne pensais qu'à fuir. Je savais qu'elle te plairait. Je te connais maintenant je connais tes goûts tes envies, même si je peux me tromper parfois. Ce qui s'est passé plus tard. Ca restera entre nous. Mais j'ai compris aujourd'hui mon erreur. Tu me l'a confié, preuve que la communication est ce qui nous a toujours fait marcher et le fera encore.  Tu aurais pu te taire, m'en faire payer le prix, mais toi aussi tu me connais. Tu sais qu'en me le disant tu me ferais réagir. Et tu as bien fait.

Tu avais l'air amoureuse, sensible et tellement proche de moi. Dés que je m'éloignais un peu tu t'empressais de venir te rapprocher. Nous étions unis, solides comme une montagne où viennent se fracasser les rafales de vent.

Aujourd'hui le vent est venu s'engouffrer rapidement entre nous, il est froid mais n'a réussi qu'à me faire frissonner quelques minutes. Je te sais plus frileuse, il t'a atteint et tu as remis ton manteau pour t'en protéger. Je ne peux pas t'en vouloir, le froid, c'est désagréable. Je n'étais pas là pour t'en protéger. Peut-être n'aurais-je pas été trés efficace. Malgré tout, nous nous sommes réchauffé le coeur, cette soirée était un oasis dans le désert que je traverse depuis quelque temps. J'ai bu ton eau, tu as beau la mienne, mais il nous faudra encore du temps pour étancher cette soif qui souvent se métamorphose en d'autre désirs. A vrai dire, je crois que je veux toujours ressentir cette soif de toi. C'est ce qui me guide (parfois dans le mur) vers toi et me pousse à y croire, encore et toujours. Cette soif me galvanise, elle me fait me sentir vivre et je veux vivre à tes côtés. Je ne dis pas que je veux ta présence physique perpétuelle, j'ai bien compris que l'intimité permanente n'en devient plus une au bout d'un moment. Mais je veux t'avoir comme femme, épouse pour cette vie sur cette terre. Nous ne sommes que de passage, une feuille qui tombe lentement de l'arbre et la feuille voisine c'est toi. Ensemble, nous ralentissons notre chute pour admirer ce monde, sa folie mais aussi sa beauté.

Bien à toi. Ma lune, mon univers.
Par Azriel
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 13:57
Changement de polarité.
Passage d'un état à un autre à une vitesse incroyable.
Tantôt triste et au bord du précipice, tantôt enjoué admirant la vue ensoleillée.

Je suis usé par ces boulversements brusques et sournois.
Tous les jours, je suis au moins triste, déprimé et au moins joyeux, ne serait-ce que pour quelques minutes. C'est insupportable. J'aspire à une stabilité, un état même neutre qui me permettrait de souffler un peu. Ne pas ressentir pendant quelques instants, le rêve. Pour certains c'est tout l'inverse, ils sont tellement surprotégés par leur carapace qu'ils n'arrivent plus à ressentir quoi que ce soit. Moi je ne suis qu'une éponge instable qui se aspire et recrache tout son contenu. J'ai malgré tout appris de mes souffrances passées à me protéger des autres, je ne me rappelle même plus le nombre de fois où je me suis juré de ne plus m'investir dans qui que ce soit.

J'ai laissé mon armure pour toucher ton âme.
Mon lourd bouclier de métal gît à mes pieds.
Les armes affutées et pleines du sang de mes ennemis
ne répondent plus aux ordres de mon cerveau.
Pourquoi je n'arrive plus à frapper à grands coups ces mots
qui martellent mes tempes ?!

Cette putain de petite voix qui n'arrête pas de me faire changer d'humeur est une teigne, rageuse, bouillonnante. Elle me ramène de temps à autre à la raison et me permet d'apprécier un instant les douceurs d'une paix intérieure. Quelle fraîcheur, quel calme. Puis tout à coup se met à hurler, une sirène stridante annonçant le bombardement qui va rythmer le poul de mon sang, frémissant avant de bouillir. Je passe en mode furie, les sens faussés, je ne me rends compte de rien jusqu'au crash ! La collision est violente. Les débris stagnent un petit temps et puis s'en vont jusqu'à ce que nouveaux apparaissent encore et encore...
Par Azriel
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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /Oct /2009 09:23
Contact doux et suave de ta peau,
ton souffle le long de ma nuque traduisait le tempo de notre mélopée
dans un voyage silencieux aux confins de notre imaginaire,
une connexion haut débit ponctuée par ta main sur mon ventre
accompagnait ma respiration lente et prodigieusement réparatrice.

Je vécu le bonheur sur l'instant,
n'en laissant aucune miette au stress qui allait y suivre.
Immunisé contre la vision du monde fourmilier,
les questions existentielles plaquées au sol, les mains liées ne pouvaient m'atteindre.
Je les ai bâillonné, réduites à la poussière du néant, qu'elles meurent nées.
Plus de place pour le doute, pas même un soupçon, l'embrouillon d'une embrouille passée à la javel,
comme pour nettoyer un sol plein de gravier, y déposer un panier et pique niquer au soleil de la plénitude.
Malgré l'habitude de la sensation, elle draine toujours cette même émotion. L'impression qu'un instant unique,
père d'une stabilité à toute épreuve, sentiment inattaquable que ni toi ni moi ne pourrions être mieux installés.

J'aurais voulu vivre l'éternité,
toi callée contre mon flanc,
moi ronronnant de plaisir,
avant de partir, te baiser la joue
et emporté ce packaging de bonheur,
parachute dorée pour m'empêcher de m'écraser
contre le sol froid de la réalité.

 
Par Azriel
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Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 14:24
Lorsqu'elle rentrait dans la pièce, j'étais nu, sous la couette. Elle était accompagnée d'une dizaine de ses amis, beaucoup d'homme qui me regardaient avec de grands yeux et un petit sourire en coin.
Prise de bec, je lui demande ce qui lui prend de ne pas me prévenir. S'en suit une course poursuite de plusieurs heures, d'éléments biscornus, d'objets volants qui se métamorphosent dés que je m'en approche.

Et puis je me réveille.
Les souvenirs s'effacent au fur et à mesure que les minutes s'épuisent. Mais je ne parviens pas à me débarasser de cette impression tellement étrange, ce gout prononcé d'un rêve indigeste et d'une nuit agitée. J'en suis encore trempé, et je crois que seule la douche pourrait me faire passer à un autre état. Je tente le coup.


Par Azriel
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